Tempête sur l’aviation: le prix du carburant menace l’équilibre économique

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Le ciel européen traverse une zone de turbulences économiques inédites. En effet, le secteur aérien fait face à une tempête financière d’une ampleur exceptionnelle. D’ailleurs, cette crise révèle les fragilités d’un système confronté à des défis multiples et simultanés.

Une envolée vertigineuse des prix du carburant

Le prix du carburéacteur a littéralement explosé ces derniers mois. Ainsi, il est passé de 600 euros à près de 1 500 euros la tonne. Cette augmentation spectaculaire trouve son origine dans les tensions géopolitiques au Moyen-Orient.

Par conséquent, le carburant représente désormais jusqu’à 45 % des coûts d’exploitation d’une compagnie aérienne. Auparavant, cette part oscillait entre 25 et 30 %. Cette transformation bouleverse complètement l’équilibre économique du transport aérien.

Des répercussions durables sur le secteur

Michael O’Leary, patron de Ryanair, anticipe que cette situation perdurera. Selon lui, la prime actuelle sur le kérosène pourrait se maintenir entre 12 et 18 mois. Cependant, Airlines for Europe (A4E) se veut rassurante concernant l’approvisionnement.

Pascal de Izaguirre, président de la FNAM et de Corsair, adopte un ton alarmant : « La situation est très grave ». Il souligne notamment que certains vols deviennent déficitaires avec les tarifs actuels.

Un appel urgent à la flexibilité réglementaire

La FNAM formule une demande prioritaire auprès des autorités européennes. En effet, elle réclame un moratoire sur la règle « use it or lose it » des créneaux horaires. Cette règle contraint actuellement les compagnies à exploiter 80 % de leurs créneaux pour les conserver.

Or, dans le contexte actuel, maintenir ce taux d’exploitation devient économiquement insoutenable. Par ailleurs, les compagnies doivent décider de leurs programmes pour la saison hivernale IATA dès le 25 octobre. Cette échéance approche à grands pas.

Des revendications élargies pour sauver le secteur

Alléger le poids fiscal

La FNAM ne limite pas ses demandes à la question des créneaux. En plus, elle réclame une réduction significative de la fiscalité pesant sur le transport aérien. Elle rappelle notamment que 20 pays européens n’imposent pas ce secteur.

Investir dans l’avenir durable

L’organisation propose également de réinvestir les recettes du marché carbone européen. Ces fonds devraient, selon elle, soutenir le développement des carburants durables. Cette approche permettrait de concilier contraintes économiques et ambitions environnementales.

Réduire les coûts du contrôle aérien

Enfin, la FNAM dénonce le poids financier des retards de contrôle aérien. Ces dysfonctionnements représenteraient plus de 840 millions d’euros de surcoûts pour les compagnies en 2025. Cette charge supplémentaire aggrave une situation déjà critique.

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